Soir de rêve…

Agréable promenade tout près de la Mosquée bleue. Nous sommes en novembre, il est donc possible de marcher sans être immergé dans une foule insipide.

Les artisans vendent celui-là ses breloques, cet autre des cendriers et des jeux d’échec en onyx, cet autre encore des nazar boncuk (de petites amulettes protégeant du mauvais œil), d’autres des écharpes en soie, des céramiques, assiettes de cuivre, kilims, loukoums et autres confiseries. Bref, tout cela destiné aux touristes dont nous sommes inévitablement à certains moments de notre voyage. N’est-ce pas dans l’après-coup le rêve de ce moment malgré tout magique qui nous revient ? Car l’attention au déni qui structure notre voyage ne doit pas tourner au pèlerinage et nous faire oublier que le binarisme des bons et des méchants ne conduit qu’à l’ostracisme des uns et des autres. Notre désir demeure vivant, branché sur les humains, leurs activités, leurs constructions, leurs mirages et leurs paysages.