Métempsycose

Tant de morts, mais tant de vivants. Tout un peuple, vaste, se presse depuis la nuit des temps. Les humains du dessus et ceux du dessous se rencontrent dans la traversée du mouroir en multipliant en murs et en maisons les signes de reconnaissance. Voilà une promiscuité et une densité telles d’humains que des yeux en écoute pourraient entrevoir, même au partage de midi, quelques fantômes errant entre les flux perpétuels des pierres. Au point où la répétition se trouve tout autant ‘crucifiée’ que la différence, chaque ressemblance frayant en elle-même son propre passage, ainsi qu’il en va dans un rêve ou pas un élément ne revient sinon pour opacifier son origine impossible.