Le raconteur parmi les pierres

À Sète, le cimetière marin. L’écrivain et philosophe Jean-Louis Cianni nous y reçoit sur la tombe de la famille de Paul Valéry, à deux pas de chez Francis Ponge. Sa Parole diaphane est d’une limpidité enveloppante : elle nomme sans équivoque l’intensité de la fracture qui détermine l’architecture cryptique de l’œuvre du poète, faisant écho à sa propre histoire, à ses propres vers. Semble surgir à ce moment la révélation anagogique de l’objet perdu :
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Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
[…]
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.