La Cité des morts

Ici, point de trous. Chaque recoin de l’espace est occupé selon diverses figures. Lieu de rencontre, peut-être le seul démocratique puisque le colloque des os – qui se voient au gré du temps dépouillés des muscles, chairs et autres tissus et conduits qui les relient – suppose un véritable parlement.

 .Certes, dira-t-on, les murs divisent les morts, mais sous terre, la décomposition fait œuvre de réunion. La promiscuité et la densité vont même au-delà de celles que l’on rencontre de ce côté-ci du sol. Peut-on alors rêver que tout ce peuple en vienne un jour à former une agora de la nuit, protégée de la violence du soleil humain?