Dialogues

Rencontre architecturale et culturelle entre l’Orient et l’Occident, l’Institut du monde arabe tourne ses regards, côté nord, vers l’ancien Paris, et, côté sud, vers l’histoire du monde arabe à travers 240 diaphragmes ou moucharabiehs variant leur ouverture à chaque changement d’heure. Bâtiment pleinement pensé en discussion avec la société où il a été inscrit. En mouvance, en ouverture, en transparence, en devenir. André Miquel, du Collège de France, en présente la force, la beauté, l’élégance, et écrit : « A l’Institut de montrer comment une longue tradition se réalise aujourd’hui, comment les permanences de langue, de civilisation et de culture prennent les airs et les habits de notre temps. » Cela – c’est tout le génie de Jean Nouvel et de ses associés –, en multipliant par les volumes les vitesses de l’histoire, des plus longues aux plus courtes, les matières utilisées et les espaces créés invitant au travail de mémoire en accusant le lien de l’actuel et de cette histoire. Sans compter qu’à la fluidité des blocs et des failles, ainsi que des colonnes du parvis rappelant celles des salles hypostyles de la culture arabe.

.Nous parcourons ces sagesses en rêvant dans nos mille et une nuits à l’impossible origine de la géométrie, ce qui fait tout son charme, toute son érotique. D’où notre fascination pour l’autre édifice, merveille topologique, celui de Zaha Hadid